Vous étiez nombreux à nous laisser des messages.  À réclamer notre retour (mais on est là, on ne bouge pas). À crier que nous vous manquions. Vous nous aimez ! Avouez-le ! Comme chaque début d’année on s’était réuni. On réfléchissait ensemble à comment tout chambouler. Oui, on ne se lasse pas de vous faire languir sous nos beaux plats. Nous revoici donc à vous servir ce que nous savons si bien faire : des écrits gourmands. Cette fois-ci nous allons à la rencontre d’un peuple fier et palabreux. Gourmands et généreux. Les indices sont assez. Êtes-vous prêts ? A vos fourchettes ! Top !

 

Quand on vous dit Gagnoa ? Quand on vous dit j’aime le riz ? Quand on vous dit j’aime ‘’palabre’’ ? Quand on vous dit j’aime la sauce graine ? Mais comme nous évitons au maximum la bagarre on arrête là ! Dans l’équipe je reçois déjà des menaces. Des œillades suicidaires me transpercent déjà les doigts qui écrivent. On se calme je veux juste partager vos talents culinaires. Oui,j’avoue votre culture culinaire est vaste, variée et surtout succulente. Oui, vérité quand tu nous tiens. Me voilà donc à faire ma petite enquête et à tirer des informations.

Nos frères de l’ouest

Ils sont originaires de l’ouest, généralement leurs femmes sont de teint clair, favoris sur les joues, sans oublier la petite serviette au cou quand la chaleur est intense. Ils adorent danser.Comment pourrait on parler de la Côte d’Ivoire sans vous mentionner ? Leurs villes Gagnoa, Daloa, Guibéroua… Ah chez vous tout est ‘’a’’. Ils ne sont plus à présenter ils prennent déjà de la place. Nos ténébreux bétés sont là. Gaillards et vaillants, braves et sages nous les adorons mais surtout leurs plats. On s’attache aujourd’hui à démanteler la mafia autour du ‘’loko soukouè’’. Hum ce plat ça c’est ‘’le plat’’. Nos stars Didier Drogba et Kaaris avouent qu’ils l’adorent. On veut donc tout savoir sur cette recette traditionnelle qui fatiguent autant de papilles. La légende raconte que ce plat était cuisiné quand les vaillants cultivateurs prenaient leur pause, déposaient la houe et se réunissaient. Des bananes, les plus mûres, étaient bouillies, écrasées ensuite dans un mortier. Quand au “siakô”, ahhh notre cher siakô, des noix de mangue sauvages étaient ramassés par les enfants. Rapportées à la mère, elles finissaient dans la marmite au feu. En deux, trois mouvements le plat était prêt. Au coup de signal, mains lavées, on bondissait, vive celui qui était rapide ! Rires gras et repos mérités signalaient la fin du partage. Retrouver la recette ici.

Tout savoir sur la noix de mangue sauvage

La noix de mangue sauvage provient de l’arbuste Irvingia gabonensis c’est une espèce d’arbre africain. Cet arbre porte des fruits comestibles semblables à la mangue, il est particulièrement apprécié pour ses noix oléagineuses et riches en protéines.Ce plat est assez riche car ces amandes d’acide laurique 45% (impact nettement plus favorable sur le rapport entre le cholestérol total et le cholestérol HDL, ce qui fait baisser le risque d’accident cardio-vasculaire) et 46% d’acide myristique (des rôles fonctionnels très importants dans la régulation de certaines fonctions cellulaires). Le siakô est un bel héritage que nous partageons aujourd’hui. Et vous que voulez vous partager avec nous ?

 

Vos commentaires Facebook

Commentaire