EN 2006, on est soucieux de la protection de la flore et on souhaite sauvegarder l’un des patrimoine de l’humanité qui pourrait tendre à disparaître. Cela est dû notamment à l’évolution intensive des techniques agricoles. L’architecte Peter W.Soderman avec l’accord de la Norvège et quelques Etats de l’Europe de l’Est, décide de commencer les travaux de la plus grande réserve mondiale de semences. Construite dans le principe d’une grainothèque, la réserve mondiale de Svalbard sera la bibliothèque à graines. C’est une chambre souterraine creusée, à plus de 120 mètres, dans le froid polaire abritant une multitude de grains pour préserver et protéger la biodiversité de la flore terrestre contre n’importe quelle catastrophe.

 

La réserve mondiale de Svalbard protectrice d’une histoire

Deux années plus tard naît dans le grand froid norvégien celle que l’on surnomme l’Arche de Noé Moderne. L’archipel Svalbard a la lourde tâches de l’accueillir. L’une des nombreuses montagnes glacées de ce site abrite cette grainothèque géante. Servant de congélateur, la précieuse montagne garde toute la diversité agricole du monde sous forme de semences. Cet entrepôt souterrain est composé de trois chambres fortes où sont rangées des réserves de grains. Plus de 70.000 nouveaux échantillons de graines de riz, blé, maïs, niébé ou encore sorgho y sont stockées.

 

Plus d’une décennie plus tard, la réserve conserve plus de 1.000.000 variétés de cultures, dans des caisses alignées sur des étagères. Pour la plupart provenant de diverses parties du globe et surtout de croisements effectués entre différentes graines. De quoi rendre fiers les travailleurs qui veillent jours et nuits.

 

« Je suis très heureux d’annoncer que plus d’un million de graines ont franchi cette porte pour être mises définitivement en sécurité », annonçait le ministre norvégien de l’Agriculture, Jon Georg Dale, lors du dépôt solennel. 

 

Rappelons que ces grains appartiennent aux Etats et institutions dépositaires, ils peuvent donc être récupérés à leur convenance. Cependant à ce jour la réserve mondiale de semences été sollicitée par une seule institution : la banque de gènes de la ville d’Alep ayant été endommagée par le conflit syrien, le Centre international de recherche agricole dans les zones arides (Icarda) a demandé à récupérer des graines.

La sauvegarde de notre patrimoine 

Cette belle action n’aurait pu se faire car, en 2016 la Réserve mondiale de Svalbard a été victime de réchauffement climatique. Lui qui a été choisi pour résister à toutes catastrophes, a de justesse échappé à un désastre. En effet le grenier de la planète a été partiellement inondé cela dû à l’augmentation des températures dans l’Arctique ce qui a entraîné une fonte du pergélisol (sol censé être gelé en permanence) et provoqué une fuite d’eau à l’entrée du tunnel, heureusement aucune graine ne fut endommagée.

 

Construite pour la préservation d’une histoire de l’humanité, l’importance de la réserve de Svalbard n’est plus à démontrer. Celle qui est debout dans le froid polaire et gardant jalousement des semences terrestres doit être protéger par tous. C’est donc le moment de tirer la sonnette d’alarme et de trouver des solutions contre le réchauffement climatique qui s’attaque maintenant à nos ressources les plus substantielles qui elles représentent un pan important de la culture humaine.

 

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