Relevant d’un ancrage culturel africain, le Bandji et le Koutoukou ne sont pas condamnés à demeurer des produits artisanaux. Ils peuvent être modernisés et constitués ainsi un pan non négligeable du processus d’industrialisation du pays.

« Toutes les boissons qu’on connaît et qui sont considérées comme légales ne se sont pas modernisées du jour au lendemain. Ce sont des boissons traditionnelles de certaines villes et régions du monde. Elles sont nées petitement avec des artisans avant que leur processus de production ne s’améliore progressivement », fait savoir le Dr Djyh Bernard Nazaire de l’Université Félix Houphouët-Boigny.
Il estime qu’en l’état actuel des choses, la préparation du koutoukou mérite d’être améliorée dans la mesure où, tel que produit aujourd’hui, cette boisson contient des alcools non comestibles et donc dangereux.

« Le jus qu’on obtient après la préparation du koutoukou est un concentré de tous les alcools. À savoir, le méthanol, l’éthanol, le propanol, le butanol etc. Alors que, de tous ces alcools, seul l’éthanol est comestible », précise le chercheur.
Actuellement, ne disposant pas de l’appareillage nécessaire pour pouvoir séparer les alcools non comestibles de l’éthanol, les producteurs se fient donc à leur jugement empirique. Il y a donc nécessité d’introduire des appareils (un thermomètre par exemple) dans le processus de préparation et de production de cette boisson afin de pouvoir recueillir le bon alcool, au bon moment.

« Le gin, le whisky, le champagne, etc., sont ce qu’ils sont grâce à un processus de production amélioré. Il nous faut organiser ces producteurs qui travaillent de façon artisanale, réglementer les circuits afin d’y introduire une démarche qualité.
Il faut que, nous chercheurs, puissions travailler dans ce sens et faire des propositions aux décideurs », suggère le Dr Djyh.

Qu’en dites-vous ? Moderniser entièrement ou encadrer simplement ?

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