À la découverte de l’igname

L’igname est une culture alimentaire tropicale importante. Elle représente le genre Dioscorea dont le tubercule est comestible.C’est une plante grimpante, volubile, souvent dioïque. De forme variable, ovoïde à oblongue, parfois aplatie ou en forme de massue allongée, pouvant atteindre 1 m de longueur et son poids, entre 3 et 5 kg, allant jusqu’à 15 kg. La peau est généralement jaune, mais peut être presque blanche ou plus foncée de brunâtre à noirâtre. La chair est généralement blanche, parfois jaunâtre.

Le cycle cultural varie entre 6 et 10 mois et la plante entre en dormance durant 2 ou 4 mois dans l’année. L’igname est plus riche en protéines que le manioc et la pomme de terre. Elle contient également des proportions non négligeables de potassium, de vitamine B6 et de vitamine C.

La récolte annuelle est d’environ 40 millions de tonnes sur 4 millions d’hectares répartis dans 56 pays. Les principaux pays producteurs sont en Afrique de l’Ouest : Le Nigeria, le Ghana et la Côte d’Ivoire. 

L’igname en Côte d’Ivoire

En Côte d’Ivoire l’igname représente un aliment de base des populations du centre et de l’est. L’igname constitue la première culture vivrière en termes de production environ 3.000.000 tonnes annuellement. Ce tubercule est intimement liée à l’histoire d’une partie du peuple Akan. Il aurait été salvateur pour ce peuple dans une circonstance donnée de son histoire. La légende raconte qu’elle est apparue mystérieusement à un moment critique et sauva le peuple d’une famine effroyable. D’où une fête de l’igname qui apparaît comme la participation du vivant à un festin en l’honneur du tubercule salvateur.

Les variétés rencontrées

On la consomme généralement soit comme foutou d’igname (forme pilée), bouillie, en ragoût , braisée, frit. Il existe même la farine qui est utilisée pour des beignets ou des gâteaux. Sur le marché l’on rencontre 6 variétés d’ignames regroupées en deux espèces, à savoir Dioscorea alata et Dioscorea cayenensis. Les premières sont reconnaissables à leur tige quadrangulaire et à leurs tubercules gorgés d’eau. Les variétés de l’espèce Dioscorea cayenensis sont, quant à elles, pourvues d’une tige à section circulaire et de tubercules plus fermes. Le genre cayenensis qui sont des variétés précoces (Kponan, Assawa et Lokpa) et le genre alata qui sont des variétés tardives (Krenglè, Bètè bètè et Florido). Les premières peuvent se récolter deux fois l’an, tandis que les secondes ne peuvent se récolter qu’une fois par an.

Précoce ou tardive, l’igname est l’un des aliments favoris des ivoiriens. La variété Kponan est la plus appréciée sous toutes les formes culinaires. Aujourd’hui ce vivrier est bien plus qu’aliment, lui qui est fêté et est devenu le coeur d’une culture.

Source : www.goutimot.com / www.ajol.info

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