[weglot_switcher]: CHEFFE GRÂCE HOUFFOUET

Pour ce premier jour du mois de Mars, nous ouvrons nos interviews avec la CHEFFE GRÂCE HOUFFOUET. Cheffe à la cuillère audacieuse et dynamique, elle dirige les cuisines de ENOTEL SAN PEDRO depuis quelques temps. Partie de l’économie vers la cuisine, elle nous conte son parcours et surtout comment sa passion à définir son métier. Elle s’est prêtée à nos questions. Découvrons la ensemble ! 

 

1) Bonjour CHEFFE HOUFFOUET ! Nous avons hâte d’échanger avec vous. Mais pour respecter la règle, présentez-vous s’il vous plaît ? 

Je suis Grâce Emmanuella Houffouet. Je suis actuellement en poste à ENOTEL à San Pedro, ville balnéaire de Côte d’Ivoire, en tant que Chef Exécutif dans les cuisines. Comme formation et études, j’ai un BAC en économie, que j’ai continué à étudier à Nice à l’Université Sophia-Antipolis, durant quelques années. Plus tard, quand j’ai décidé de faire de la cuisine mon métier, j’ai décroché un CAP Cuisine à l’ESCCOM académie culinaire et un Bachelor Management en Art culinaire et de Restauration à l’Institut Paul Bocuse.grace houffouet ivorian food

2) Dites-nous à quel moment est venue la passion pour l’art culinaire ?

La passion pour la cuisine s’est éveillée très jeune. Très tôt, j’aimais  recevoir, être entourée, partager de bons plats, les cocotter. La cuisine pour moi est une passion. J’ai trouvé donc normal à travers mon métier d’allier amour et passion.

3) Comment définissez-vous votre cuisine ?

Ma cuisine est épurée, gastronomique et très attachée aux produits locaux. Nous privilégions la production locale, du terroir. Notre cuisine est très responsable.chef grace houffouet ivorian food

4) Quel fut le principal défi quand vous avez décidé de commencer ? Comment l’avez-vous surmonté ?

Au début, la famille avait certaines appréhensions. De l’économie à la cuisine ? Mais des discussions nous ont permis de comprendre ce que je voulais et de trouver le juste milieu. Après pour le regard des autres, j’ai simplement relativisé. Vous savez en partant du principe que tout le monde a un avis et pas forcément le même que le nôtre, on se décharge d’une pression. Vous êtes libre de dire ce que vous voulez et j’ai le droit de réaliser mon rêve.

5) De quoi vous vous inspirez pour cuisiner ?

De la nature, de ce qui m’entoure, des produits locaux, des voyages que j’ai effectués. cheffe grace houffouet

6) Avez-vous une épice ou tout autre ingrédient que vous aimez travailler en particulier ?

J’aime particulièrement le poivre. C’est mon ingrédient fétiche. Nous cuisinons principalement sans artifices. Pour relever le goût des plats, il est parfait et ajoute une touche particulière. 

7) Connaissez-vous d’autres femmes Chefs Jeunes ? Parlez-vous souvent ? 

Oui, nous avons de bonnes relations et échangeons régulièrement. Dans le métier il y a des hauts et des bas, nous nous serrons les coudes. Nous nous partageons des astuces, des carnets d’adresse, des conseils… 

8) Pour vous c’est quoi l’afro fusion ? Le promouvez-vous ?

L’afro fusion est une tendance culinaire très promue actuellement. Elle est inspirée  de connexions entre différentes cultures culinaires. Ici à Enotel, nous cuisinons des plats africains inspirés des bases européennes souvent à tendance asiatiques mais avec des produits locaux.

9) Sinon vous, quel est le met ivoirien que vous adorez déguster ?

J’adore la sauce kopè accompagnée de riz. Surtout quand c’est maman qui le fait. Avec à l’intérieur du poisson fumé, des crabes, des morceaux de queues de bœuf, des escargots. 

10) Auriez-vous une anecdote, une bévue culinaire à nous partager  ?

Quand je suis arrivée à San Pedro, pour le repas de Noël, le menu que j’avais proposé comprenait la sauce Chien, une sauce antillaise (découvrez la ici). Les habitants ont moyennement appréciés à cause du nom du plat. Une sauce chien ? Après il a fallu expliquer et faire comprendre que ce n’était pas de la viande de chien, elle est faite principalement de condiments.

11 ) Un dernier mot pour ses jeunes filles qui souhaiteraient devenir aussi CHEFFES?

Je leur conseillerais de s’accrocher, de travailler et de persévérer. L’effort est long et la bataille est rude mais au bout il y a la réalisation de ses rêves.

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