Le marché du bio est en pleine croissance. Même si la courbe est lente, des entrepreneurs africains désireux de promouvoir l’agriculture biologique pour des cultures saines se mettent à la tâche et proposent des produits protecteurs pour nos agriculteurs et nos terres.

 

Dans son article ‘’Le marché du bio s’emballe, quid de l’Afrique ? Commodafrica dévoile : << les superficies bio en Afrique ont grimpé de 14% à 2,1 millions d’hectares mais ne représentent que 0,2% de la superficie agricole du continent et 3% des superficies mondiales consacrées à la culture biologique. La Tunisie est la championne en termes de superficies (306 000 ha), l’Ouganda pour le nombre d’agriculteurs (210 000) et Sao Tomé et Principe pour la plus grande part de terres cultivées en agriculture biologique (18%). L’Afrique de l’Ouest ne représente que 17% des superficies en bio de l’Afrique…>>.

 

Il est important de rappeler que plusieurs de ces initiatives sont menées par de jeunes africains. Elles donnent naissance à des entreprises locales. Au Bénin par exemple le lauréat du concours ‘’ jeune entrepreneur de l’année 2017” Gildas Zodome, âgé de 33 ans, a mis en place une entreprise, Bio Phyto Collines en 2013 et agréée en 2015. Cette entreprise valorise les ressources locales (graines de neem et plantes aromatiques) dans la production, la commercialisation des bio-pesticides et des engrais organiques pour une agriculture saine, respectueuse de l’environnement et de la santé de nos populations. Aujourd’hui Bio Phyto Collines compte neuf salariés permanents à Allada, ville du Bénin, où elle dispose d’un hectare de culture de plantes aromatiques, le reste étant à l’extérieur auprès de fournisseurs. Avec 400 tonnes d’engrais produites chaque année et 15 000 litres de bio-pesticides, la société atteint un chiffre d’affaires de 100 millions de francs CFA (150 000 euros).

 

Sur l’utilisation de ses produits Gildas Zodome, affirme : « Sur un hectare en riziculture, nous avons mesuré une production moyenne de 4 tonnes de riz avec nos produits, contre 3 tonnes avec des intrants chimiques, et une marge économique supplémentaire de 50 000 francs CFA… L’une des missions première de Bio Phyto Collines est de résoudre le problème de la vulnérabilité des femmes et le chômage des jeunes notamment en milieu rural en créant des tontines de collectes de matières premières qui servent quotidiennement dans le processus de la production de nos produits».

Aujourd’hui, Bio Phyto dispose d’un bio-pesticide Top Bio et d’un engrais organique Agro Bio 100 % naturels, brevetés et qui répondent aux normes internationales de l’agriculture biologique. Une agriculture qui de plus en plus est mise en avant par tous, et désormais dans nos villes des serres ”bio” urbaines voient le jour telle que la startup Agrolight de GNEPA-JOËL.

 

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