Depuis juillet 2020, un nouveau coin vient d’ouvrir ses portes à ABIDJAN. Où trouver les bonnes épices de notre terroir ? Avons nous suffisamment de produits locaux qui couvriraient notre alimentation ? Nos produits peuvent-ils s’exposer en boutique ?  Connaissons-nous nos produits locaux ? C’est le pari que s’est lancé CORINNE ROUX epse DROUILLET, elle vient d’ouvrir EPICERIDICI, une epicerie qui met en avant nos producteurs locaux, expose les produits du pays profond et met à la vente toute la richesse de notre culture culinaire. Nous l’avons rencontrée suivez son interview !

 

1) Pouvez-vous, vous présenter s’il vous plaît ?

 

Je suis Corinne ROUX epse DROUILLET, j’ai un diplôme aux Hautes Études Commerciales de Montréal. J’ai travaillé pendant 12 ans dans l’import-export, ensuite j’ai créé ma boîte COCO ELEGANZA qui est une conciergerie de mariage, je suis CEO de Epiceridici et mère de 3 enfants.

epiceridici ivorian food

2) Quelles sont les motivations derrière Epiceridici ?

 

Depuis le 18 juillet 2020, nous avons ouvert. Epiceridici m’a été inspiré par la situation actuelle ( crise sanitaire).En tant que mère, cette crise m’a fait prendre conscience de l’importance de ‘’subvenir à notre alimentation’’. Qu’offrir ai-je à mes enfants si tout va mal ? Localement est-ce que nous avons des produits pour subvenir à notre alimentation ? C’est vraiment de là qu’est parti le projet Epiceridici qui vient répondre à la problématique de savoir si localement nous avons les produits disponibles qui rentrent dans notre alimentation.

 

Epiceridici est fait avec amour et passion pour mon pays la Côte d’Ivoire. Ayant été longtemps au CANADA,mon long séjour a été peint par la nostalgie de notre culture culinaire. Et cette période de crise nous a tous poussé à nous concentrer sur l’essentiel. Moi qui suis amoureuse de la cuisine ivoirienne, j’ai vite décidé de mettre en place EPICERIDICI, juste à côté de mon autre entreprise COCO ELEGANZA.

epiceridici ivorian food

3) Qu’apporte Epiceridici ?

 

Epiceridici vient valoriser les produits locaux autant aux yeux d’un ivoirien que d’un expatrié. Il faut être fier d’utiliser les produits locaux. Nous travaillons avec une société qui accompagne nos fournisseurs. Un suivi, des conseils… Il ya des produits qui sont super bons mais qui ont besoin d’amélioration.

epiceridici ivorian food

4) Vos produits ne viennent que de la Côte d’ivoire ou de partout en Afrique ?

 

Les produits que nous avons à court et moyen terme sont ‘’référencement local”. Si nous atteignons cet objectif qui est de soutenir l’economie locale, nous penserons sûrement à nous ouvrir à l’AFRIQUE. Mais pour l’instant ce sont uniquement des produits locaux ivoiriens.

 

5) Quels sont les types de produits que vous vendez ?

 

Nous avons énormément de bonnes choses. Toute la base de l’épicerie : la charcuterie, des épices, des réfrigérés, des biscuits, des légumes, du café… Et il faut savoir aussi que nous nous livrons partout à Abidjan.

epiceridici ivorian food

6) Tout le monde peut s’acheter des produits de chez Epiceridici ?

 

Cela dépend, il y a différent type de personne qui nous rende visite. Le commerce est équitable car nous travaillons de sorte à avoir des prix qui arrangent le fournisseur et qui nous aide nous . Le retour de nos clients c’est que nos prix sont abordables : par exemple ce riz local qui coûte entre 4000-5000, ces chips à 1500…

epiceridici ivorian food

7) À part la vente en boutique, avez-vous d’autres activités qui sont faites ici ?

 

Oui, nous organisons des expositions les samedis et les fournisseurs peuvent y participer même ceux qui n’ont pas leurs produits dans notre épicerie. Nous organisons aussi des jours de dégustations, ici et aussi à Kafolo Lagoon où nous avons une annexe de Epiceridici. Et bientôt nous ouvrons aux 2Plateaux.

epiceridici ivorian food

8) Pouvez vous laisser un dernier mot à ses femmes entrepreneures qui pendant la crise sanitaire ont souffert des conséquences sur notre économie ?

 

La résilience. Il faut continuer. C’est dans les moments les plus difficiles que l’on devient créatifs. Rien n’est évident, mais il faut le faire. Faisons preuve de résilience, tourner le négatif en positif. À force de travail, on y arrive.

 

Vos commentaires Facebook

Commentaire