L’adjovan est un assaisonnement beaucoup apprécié en Afrique de l’ouest particulièrement en Côte d’Ivoire.  Au Bénin, il est appelé lanhouin, au Sénegal “Guedj”… Le nom ” ADJUEVAN ” vient de la langue baoulé. ” Djoué ” qui signifie poisson et “n’ van” qui signifie odeur. C’est du poisson faisandé qui est utilisé pour parfumer les sauces ( tels que la sauce aubergine, la sauce gombo, la sauce claire, la sauce akpi…) et exhausser le goût. Cet assaisonnement dégage une odeur forte lorsqu’il n’est pas encore préparé, mais après avoir été ajouté dans une sauce, toute sa saveur s’apprécie à l’odorat et au goûter.

Le poisson occupe une place importante dans l’économie et l’alimentation en Côte d’Ivoire. Certaines populations, surtout celles du sud vivent grâce à cette denrée et en ont fait une culture qui s’héritent génération après génération. Le poisson est devenu au fil du temps une protéine animale des plus consommées surtout grâce à son prix bas.  Il se retrouve donc sous divers formes : grillé; braisé; fumé; piqué; faisandé…

Pour la fabrication de l’adjovan : on ajoute une grande quantité de sel au poisson, on le laisser fermenter puis il est exposé aux rayons du soleil pour être séché. 

Cette technique est ancestrale et traditionnelle. Elle est spontanée et se combine à un salage excessif  qui peut affecter la qualité microbiologique de l’adjovan. Les conditions de stockages sont aussi à déplorer. De petits asticots s’y promènent. Attention donc !

 

L’adjovan existe dans nos cuisines depuis plusieurs générations. Son rôle d’exhausteur lui est reconnu et il n’a pas encore dit son dernier mot dans la cuisine ivoirienne. Néanmoins, c’est le lieu de tirer la sonnette d’alarme notre repas est notre santé. L’hygiène et les techniques de production autour devraient être irréprochables. “ADJOVAN REND SAUCE DOUX HEIN MAIS, TRAVAILLONS À LE RENDRE QUALITATIF”.

 

Retrouvez une recette de la sauce apki ici !

 

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